Cette semaine, avec la team des premières fois, nous vous parlons de notre première expérience mystico-magico-marquante.
En bref, on aborde un moment de notre vie qui nous a marqué d'une manière toute particulière, un instant où quelque chose s'est révélé à nous sans qu'on l'ait vu venir...
C'est l'occasion pour moi d'aborder un sujet qui tient une place toute particulière dans ma vie : la croyance.
Attention, n'interprétez pas ceci comme une ode à la religion, je suis complètement athée, de part mon éducation et surtout de part mon esprit profondément cartésien.
Pourtant d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été fascinée par les différents courants religieux, les croyances ancestrales et autres pensées mystiques...
Toute jeune, je vouais un culte à l'Egypte ancienne et à ses rites, adolescente je me passionnais pour l'histoire des sorcières,... puis vint le jour où je fus frappée de plein fouet par le bouddhisme. J'avais 15 ou 16 ans, et l'une des amies de ma mère s'adonnait depuis peu à une sorte de reconversion spirituelle new-age, essayant d'entrainer dans son sillage tout son entourage.
C'est comme cela, qu'un soir d'hiver, ma mère et moi l'avons accompagnée à une conférence sur le thème de la compassion donnée par Matthieu Ricard. Un homme singulier, ancien scientifique, fils du philosophe jean-François Revel, devenu moine bouddhiste après des années de retraite spirituelle au Népal.
La soirée se déroulait dans le vieux théatre d'une petite ville à quelques kilomètres de mon village, il y avait d'abord un spectacle de danse et de chants, donné par les moines d'un temple Népalais. C'était fascinant, l'aura de ces hommes, leur énergie, le mélange de douceur et de force qui se dégageait de la scène était saisissant... Nous étions toutes subjuguées par ce qu'il se passait sur scène.
Puis vint le temps de la conférence, je ne saurais dire aujourd'hui quels étaient exactement les propos de Matthieu Ricard, je sais qu'il expliquait le sens de la "grande compassion" et la "grande bienveillance", que son discours était plein de sagesse et d'amour et que tout à coup j'ai eu l'impression d'être seule face à lui. J'ai vraiment eu le sentiment d'être dans une bulle, seule sa voix me parvenait la salle m'était étrangère, les gens autour n'existaient plus, je me sentais bien, apaisée et heureuse. C'est probablement le moment le plus doux que j'ai vécu jusqu'à aujourd'hui, je me suis sentie aimée et en sécurité.
Après la conférence, nous avons pu le rencontrer ainsi que les moines, échanger quelques mots, un regard, un sourire. J'ai encore aujourd'hui dans ma bibliothèque les billets de cette conférence, ainsi que le livre Le moine et le philosophe, qu'il m'a gentiment dédicacé, ce sont de précieux trésors que j'aime ouvrir et feuilleter pour me rappeler de ce moment d'une intensité si rare.
C'est un moment fort que je suis très heureuse d'avoir vécu avec ma maman, nous n'étions pas très proche à cette époque et j'étais en pleine rébellion, mais cette parenthèse là est le souvenir le plus précis que j'ai de ces années.
Quelques années plus tard, j'ai encore eu mon lot d'émotions, lors de mon séjour en Uruguay, durant lequel j'ai vécu dans un couvent de frères franciscains ! Mais c'est une autre histoire...
Enfin si le sujet vous intéresse voici le lien vers le blog de Matthieu Ricard : http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/, qui est en outre un grand photographe !
____________________________________________________________________________ Ceci est une Première fois ! Les zaut' participants sont ici : Joufflette,Zette, MHF, mais aussi là : Lilith, Papi Luc et encore ici : Cathy et Mentalo ! Et là : Sandrine !!
La photo magique #8
Il y a 8 heures

Je ne connais pas mais je vais suivre ton lien...
RépondreSupprimerBelle expérience
Tout en restant profondément agnostique, je dois avouer que les croyances me fascinent aussi dans tout ce qu'elles ont de plus pures.
RépondreSupprimerJe n'ai jamais rencontrée de moins bouddhiste mais je connais Matthieu Ricard de par ses apparitions dans la presse et publications (jamais lues pourtant). j'imagine que les conversations doivent être assez passionnantes, même hors de tout principe religieux - juste d'un point de vue humain.
Euh, j'ai eu la chair de poule en lisant ton article ? Hmmm.. je vais aller voir ce que dit Monsieur Ricard. Il a un nom qui m'inspire en plus :p
RépondreSupprimerC'est aussi ce que j'apprécie chez ceux qui ne croient pas mais qui ont extrêmement de respect et de passion pour celles et ceux qui ont la foi.
RépondreSupprimerJ'ai fait un BTS dans un établissement privé. En deuxième année, il y a eu une conférence présentée par Guy Gilbert (dit le prêtre des motards). Je me souviens que j'avais été impressionnée par sa démarche et sa sérénité, mais avant tout je me demande si ce n'est pas cela qui impose le respect.
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